vendredi 3 août 2012

La dureté du mental

Mercredi, nous étions au Lac des Plages avec Julie, les enfants et une ribambelle de gens merveilleux. Après une nuit complètement merdique (!), nous nous sommes levés sous les nuages et avons décidé, Alex, Elena et moi, de sortir courir. Je savais déjà que je n'allais pas pouvoir suivre les deux autres, qui courent à une vitesse d'environ 1 minute du km plus vite que moi. C'est donc après seulement quelques pas qu'ils m'ont quittée, ainsi que toute ma fierté de courir et mon engagement envers mon objectif de courir le 5km du Marathon de Montréal le 23 septembre prochain en moins de 30 minutes.

J'ai finalement continué de courir, le panorama était exceptionnel, la température parfaite... Mais je luttais plus contre moi-même que d'autre chose... Tsé quand tu files pas. J'en ai pleuré une shot sur le retour, des larmes de fatigue, de colère, d'orgueil, mêlées à la sueur et à la déception de soi. Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas sentie comme ça... J'ai filé un mauvais coton toute la journée, malheureusement. Même au bord du lac, étendue sur la plage, je n'avais pas le sourire et je me sentais comme une adolescente mal dans sa peau, ce que j'ai vécu assez longtemps merci entre 11 et 17 ans.
 
 
Le lendemain, après une nuit de sommeil un peu meilleure et surtout plus longue, je me sentais déjà mieux et... je commençais ma semaine. :( Depuis le 28 février, on dirait que je ressens beaucoup plus les effets du SPM, que je n'avais jamais vraiment connus auparavant... Je me rends aussi compte que j'ai besoin d'une certaine routine malgré le fait que j'aime faire toutes sortes d'activités improvisées et originales.

Je me souviens du début août quand j'allais au primaire, au secondaire... Bien que je devais souvent affronter de nouvelles écoles, de nouveaux groupes et que je savais pertinemment que l'année allait être difficile socialement parlant même si j'adorais apprendre et étudier, j'éprouvais un certain bien-être à voir revenir la routine, les heures régulières de classe et tout ce qui va avec.

J'ai vraiment profité de mon été à date, je trouve que nous sommes extrêmement gâtés d'avoir 2 étés si magnifiques de suite! Mais je crois que septembre représente pour moi un réconfort, une quiétude difficile à expliquer...

Je ne sais toujours pas si je vais continuer de m'entraîner pour le 23 septembre. Cela m'a donné un choc malgré que je peux m'expliquer le pourquoi du comment après coup. Je verrai dans les prochaines semaines. D'ici là, j'espère apprendre à mieux gérer ma nouvelle condition pré-menstruelle qui me rend complètement invivable! Je lève mon chapeau à toutes ces femmes qui le vivent depuis l'adolescence! J'ai été gâtée jusqu'à date!

2 commentaires:

  1. Hey! Go pour ton 5 km!!!

    Je sais à quel point une telle sortie est pénible, mais faut garder en tête celles où tu as remis le pied à la maison fière et satisfaite!(qui en fin de compte, sont sûrement plus nombreuses)

    Je suis aussi pas mal convaincue que si tu le laisses tomber, l'amertume sera au rv le jour de la course! Moi j'opterais pour revoir la planif en fonction de ta période pré-menstruelle; pourquoi ne pas y mettre un 2-3 days off!

    Go! Tu seras super contente d'être aller au bout de ton objectif. Et encore plus de l'avoir fait avec les obstacles et défis supplémentaires rencontrés en cours de route. Ça fait un peu partie de la game...même si c'est le bout dont on se passerait!


    Et, je sais bien que tu peux te chanter tout ça seule! (Tu dois le faire à tes clients quelques fois par semaine non!?) mais bon, je te le dis quand même...(déformation professionnelle)

    Allez, courage et petit coup de pied au derrière! Tu seras hyper satisfaite et contente au final!!!

    Bonne fin de vacances!

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  2. Pkoi tu lâcherais? Y'aura toujours quelqu'un qui va courir plus vite que toi. Mais si tu vois ça sur une tout autre perspective, y'a pas mal de monde qui cours moins vite que toi et encore mieux, pas mal de monde qui arrive même pas à courir tant leur condition physique est nulle.
    Tu te sens pas déjà mieux?
    Continues

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