mercredi 22 août 2012

Laisser-aller

Avoir des enfants nous apprend toutes sortes de choses. Sur nous-mêmes, sur eux, sur la vie, sur notre relation avec nos parents, notre chum, nos amis... Bref, cela nous ouvre les yeux dans plusieurs sphères que nous croyions explorées au grand complet.

Dans le segment "Apprentissage sur ma petite personne", je dois vivre avec le laisser-aller. Je suis une personne perfectionniste; tout doit être bien fait, du début à la fin, chaque chose a sa place et chaque tâche a son temps.

Oui, je crois toujours que tout doit être bien fait du début à la fin. Ça va avec la persévérance; quand on commence quelque chose, on le finit. Et tant qu'à le faire, on le fait bien, du premier coup, pour éviter de devoir le refaire. C'est une valeur que j'inculque quotidiennement à mes rejetons, qui la comprennent à leur manière petit à petit.

Chaque chose a sa place, c'est un peu plus dur à comprendre. Chez moi, les chambres devaient être impec, le linge dans le garde-robe, le couvre-lit sans pli, les jouets dans leurs espaces respectifs. C'est ancré en moi et j'aime ça aussi; ça me rend heureuse et fière de ma maison. Mais j'ai dû apprendre que ça ne l'était pas pour tous. En vivant et en faisant des enfants avec un chum disons moins obsessif que moi sur cet aspect, j'aurais dû me douter qu'au moins une partie de notre progéniture allait hériter du gène un peu moins classé... Et maintenant je dois me concentrer fort fort pour ne pas péter ma coche chaque fois que j'entre dans sa chambre et que je vois des millions de billes, de papiers, de bouts de fils, de cartons, de barrettes, d'élastiques etc, etc au sol. Je sais, après plusieurs années de combat intérieur, qu'elle fait vraiment son possible et qu'à 6 ans presque 7, c'est un travail très ardu pour elle... et pour moi.

Enfin, chaque chose a son temps... Pour moi, la vaisselle, ça se fait en sortant de table. Tu finis de déjeuner, tu mets ta vaisselle dans le lave-vaisselle et tu passes à autre chose. Mais avec des enfants, si tu veux les voir un peu avant qu'ils se couchent le soir, la vaisselle du souper passe en tâche secondaire, tertiaire, et tous les autres rangs que vous pouvez imaginer. Heureusement pour moi, Alex est le pro de la vaisselle et il la fait tous les jours sans rechigner. Malgré cela, je dois dire que je dois encore une fois travailler sur moi-même pour ne pas rager quand je vois la vaisselle sale et que les enfants jouent. En fait, je quitte maintenant la cuisine pour aller jouer avec eux et je m'organise pour ne pas voir cela avant "après le dodo".

Le laisser-aller... Une notion à développer toute notre vie, vous ne croyez pas? :)

3 commentaires:

  1. Ouf! Ça m'interpelle... je suis de cette tranche de personne qui aime que tout soit rangé et les choses faites...

    Le laisser-aller est très difficile, de voir sa maison bien rangé est un besoin viscéral, le désordre vient me chercher intérieurement...

    Je crois comprendre ta détresse et malheureusement, je n'ai pas encore de remède...

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  2. Moi aussi je te ressemble....je pense que c'est typiquement féminin, bien que mon homme est assez à l'ordre lui aussi. Mais avec les enfants, pas le choix comme tu dis de lâcher prise, sinon, on vire fou!

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  3. ici c'est moi la bordélique et mon chum l'ordonné. Avec le chaos de 3 enfants en moins de 4 ans ici-dedans, on n'a pas eu le choix de mettre chacun de l'eau dans notre vin. Il tolère plus, et je fais un effort! ;-)

    Mais ce n'est jamais en ordre chez nous... 15 minutes après que l'on ait terminé un beau ménage c'est déjà tout défait. Mais on est rendu à demander un effort aux enfants sur le ramassage et depuis, c'est beaucoup plus vivable!

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