dimanche 5 août 2012

Pour le plaisir ou/et pour souffrir

À la suite du billet de ma chère et tendre épouse, en voici mon interprétation toute personnelle.


Alors que je faisais faire une promenade à mes souliers de course, je me suis posé la question, pourquoi je fais ça moi là là. À force d’y réfléchir, foulée après foulée, j’ai déduit, pour ma petite personne, plusieurs constats.


Premier constat, pour faire une activité physique, je dois avoir de la motivation. La motivation dépend normalement des objectifs visés. S’ils sont réalisables et atteignables, la motivation restera. Je suis peut-être une exception, car plus j’ai d’objectifs précis, plus je trouve l’entrainement difficile. Par exemple, pour la course, mon objectif est d’augmenter ma distance et ma vitesse sans ultimatum, style un marathon dans 2 ans.


Deuxième constat, et oui je l’avoue, pour bien paraître. J’ai le désire d’être étiqueté comme un sportif qui fait attention à son corps, qui fait des efforts pour demeurer en forme et qui performe bien. Je veux bien paraître en premier pour ma famille, mes amis, collègues et autres connaissances. En ce sens, depuis 2 ans, mon égo est bien servi. Plus souvent qu’autrement, les gens remarquent que mon corps a changé de belle façon en me demandant ce que j’ai fait pour. Cela me permet d’élaborer un peu mon plan d’entrainement avec une petite fierté.


Troisième constat, je suis masochiste. Je trouve le plaisir dans la douleur. J’aime bien pousser mon corps à la limite de l’endurable, le plus longtemps possible, tous sports confondus. Lorsque les muscles commencent à être lourds, que le cœur pompe à fond, j’aime bien en donner encore un peu. Cela explique probablement pourquoi les sports que je pratique sont des sports d’endurance et non de force.


Quatrième et dernier constat, le plus important de tous, il faut que j’aie du plaisir. Le plaisir est à la base de toute activité pour moi. Sans plaisir, il m’est très difficile de poursuivre ce que j’ai entrepris. Bien sûr il y des tâches que nous faisons par obligation (ménage, brossage, lavage et autre), mais pour le reste, il faut avoir du plaisir. Pour la course à pied, il m’a fallu du temps avant que le plaisir y soit. Le temps que mes jambes s’acclimatent à ce sport, le plaisir n’y était pas trop trop, la satisfaction oui, mais pas le plaisir.


En résumé, si j’ai du plaisir à faire un sport, je trouverai la motivation nécessaire à me faire souffrir pour bien paraître. ;)

Et vous, avez-vous fait un tel constat dans vos diverses activités?

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