mercredi 26 septembre 2012

Rejet... bis

Quand je suis allée chercher Mathilde à l'école cet après-midi, elle avait l'air piteux. L'air d'une fille triste, qui n'a pas passé une belle journée. Suite à mes questionnements, j'ai appris qu'elle avait été mise à l'écart dans la cour d'école, "parce qu'elle est méchante", et ce depuis lundi. De la part de filles qui sont avec elles depuis le début de la maternelle et avec qui elle s'entend normalement bien.

***

Premier constat: ma fille est chialeuse, a une tendance paresseuse, aime "gère-méner" mais n'est pas méchante. Fin de la parenthèse du parent qui croit que son enfant est roi. ;)

Deuxième constat: Ma fibre reject a été fortement titillée. Même après avoir investigué à propos de la récré, des agissements de Mathilde qui font dire aux autres qu'elle est méchante, des fondements de cette situation, je n'ai pas réussi à mettre le doigt sur THE problème. Et ça me dérange.

Troisième constat: L'intimidation commence très jeune. Ce n'est pas parce que tu es sociable, que tu ne changes pas d'école à chaque année et que tu as une gang que tu ne vivras pas l'intimidation.

***

Un autre apprentissage du rôle de parent; écouter et conseiller son enfant, dans les bons comme les mauvais moments. Aujourd'hui, je vois l'autre côté de la médaille. J'ai vécu l'intimidation de la maternelle au secondaire 3 inclusivement... Maintenant je dois voir mon enfant se faire intimider et l'aider du mieux que je peux. Bon, on ne parle pas de menaces de mort ou de violence, mais pour un enfant de 7 ans (presque), se faire rejeter dans la cour d'école par une clique de fillettes qui disent que t'es pas fine et je-ne-sais-quoi, j'entre ça dans l'intimidation.

Mes paroles ce soir furent:

- Va les voir afin de régler ce conflit immédiatement et ne pas laisser traîner une situation qui pourrait s'envenimer (ok, je n'ai pas utilisé ce mot... lol)

- Demande-leur pourquoi elles disent qu'elles te trouvent méchante

- Observe ton comportement quand tu leur parles; peut-être que tu es bête avec elles et tu ne t'en rends pas compte...

Je trouve très difficile de la responsabiliser (ce n'est pas toujours la faute aux autres...) mais en même temps de la réconforter! C'est sûr que j'aimerais lui dire que ce n'est pas elle, qu'elle est donc fine et blablabla... Mais en même temps je sais que ce n'est pas lui rendre service. Un conflit a toujours deux côtés, je crois qu'on doit le régler en réunissant ces deux parties.

Et vous, comment agiriez-vous devant cette situation?

5 commentaires:

  1. Mon conseil (maintenant que je suis grande et raisonnable) serait de lui dire qu'il y a d'autres amis dans la cour, de ne pas se montrer trop affectée par ce genre de rejet, que ça ne devrait être que temporaire, et que les gens recherchent la compagnie de personnes souriantes.Mais bon... je n'ai jamais été très populaire :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonne stratégie aussi... Ce matin je lui ai rappelé affectueusement de régler cela et que ça allait bien se passer. Elle m'a fait un sourire et je sentais qu'elle était déjà un peu mieux.

      Supprimer
  2. Nous avons vécu une journée difficile nous aussi... pas facile de délimiter la frontière entre "p'tite chicanes d'enfants qui jouent rough" et intimidation... :-S

    RépondreSupprimer
  3. Ariane a vécu cette situation dernièrement. Elle doit composer avec la jalousie des petites filles qui ne comprennent pas bien le français quand elles sont dans la classe de Mme Helen... classe où Ariane excelle évidemment. Deux de ses amies ont commencé à rire d'elle sans raison.

    On lui a donc expliqué que la réaction des 2 petites étaient de la jalousie, en expliquant ce qu'est la jalousie et on lui a suggéré de leur en parler, de leur dire que ça lui faisait de la peine. Mais on n'a pas trop insisté.

    On a laissé passer quelques jours et je suis revenue à la charge en lui demandant comment ça se passait dans la classe en français.À ma grande surprise, Ariane m'a dit qu'elle a dit aux deux fillettes d'arrêter de rire d'elle parce que ça lui faisait de la peine. Et depuis, tout va bien!

    Aussi, à sa fête, je me suis bien rendue compte qu'elles sont toutes encore jeunes, elles s'échangent les conflits entre elles et un rien blesse. La susceptibilité me semble encore très présente et donc un rien déclenche une grosse histoire!

    Bonne chance!

    RépondreSupprimer
  4. Pour mon côté, j'ai toujours été quand même assez populaire et c'est plus moi qui intimidais que l'inverse. De voir ma fille dans cette situation me sort de ma zone de confort. Caro à plus d'expérience, malgré elle, dans ce genre de situation. La seule chose que je vais toujours prôner est le dialogue et la compréhension de la situation afin d'en tirer une leçon. Il faut affronter ses problèmes et non les fuir. Je crois que d'inculquer cette valeur à mes enfants est essentielle.

    Notre fille est rendue dans une étape de sa vie ou les parents n'ont pas le parfait contrôle de sa vie et elle doit maintenant réfléchir et agir d'elle-même (il faut lui donner de la laisse). Avec notre grande fille, nous sommes rendus à être des conseillés alors que nous étions des dirigeants auparavant. Une autre belle étape dans la vie de parents ou le livre de ''comment élever madame Harvey'' est en rupture de stock...

    RépondreSupprimer

Nous aimons vous lire! Dites-nous ce qui vous vient à l'esprit...