vendredi 8 mars 2013

À l'écoute

Lors de ma première grossesse, je travaillais à 4-5 endroits, en tant qu'instructrice, coordonnatrice aquatique, entraîneur, coach, formatrice... Bref j'avais la tête qui tournait plus vite que son ombre. Je bouclais les fins de mois ainsi, parce que je commençais dans le domaine et que j'accumulais l'expérience. J'ai travaillé jusqu'à 36 semaines de grossesse, rendue bouboule par l'oedeme et le fait que je croyais qu'il fallait manger pour deux... ;)

Lors de ma seconde grossesse, j'étais sur le point d'obtenir ma permanence en tant qu'enseignante au CÉGEP et je faisais rouler ma business depuis presque 3 ans. Je travaillais 4 soirs par semaine et quelques weekends en plus de mes journées au CÉGEP... Comme j'avais vécu mon premier trimestre durant l'été, j'avais choisi d'enseigner tous mes cours, physiques ou moins, à l'automne. J'ai donc arrêté de travailler comme enseignante à 32 semaines et j'ai complètement pris congé à 36 semaines, cette fois-ci incapable de marcher ou de me tenir debout plus d'une heure, à cause de ma séparation pelvienne douloureuse, malgré le fait que j'étais moins bouboule... ;)

Cette grossesse-ci, j'ai été retirée dès ma 6e semaine de grossesse de mes fonctions d'enseignante. J'ai conservé un 3 jours/semaine en coordination départementale jusqu'à 20 semaines, puis je suis à 20% présentement (ce qui représente 1 jour/semaine, que parfois je peux faire de la maison) jusqu'à 36 semaines. J'enseigne mes Cardio-Poupon à la marche, en regardant les autres suer à ma place, ce qui est très inhabituel pour moi! J'ai quelques clients en privé qui eux aussi, dépensent beaucoup de calories pendant que je les "coache", et je fais une sieste presque à tous les jours. Je travaille très rarement les soirs (sauf quand j'ai un client qui est vraiment dans l'impossibilité de me voir le jour), jamais les weekends, et j'ai pris seulement quelques livres depuis le début de cette grossesse... ;)

Les temps changent... Il y a 8 ans je voulais être une kinésiologue/mère/femme parfaite. Aujourd'hui, je veux être tout ça... mais en respectant mon corps. Celui-ci me dit que je suis fatiguée et que j'ai besoin de gérer mon stress, je ne veux pas que cela ait de conséquence sur tout le reste. Qui plus est, j'ai appris qu'on ne pouvait être parfait. Je me gère donc en écoutant ce que j'ai besoin le plus possible et j'apprends à déléguer, à faire confiance, à lâcher prise. Je ne me considère pas comme une control freak mais... je suis une femme, et organisée en plus! C'est difficile mais je le fais de plus en plus, pour ma propre santé physique et mentale.

À toutes les femmes qui s'en mettent beaucoup sur les épaules, qui vivent des situations pénibles, qui pleurent dans un recoin quand elles n'en peuvent plus, qui portent une armure depuis tant d'années, qui se pensent indispensables et invincibles... N'attendez pas le jour où votre corps, après vous avoir lancé des signaux d'alarme, vous lâchera complètement entre les mains. On attend souvent un évènement tragique, douloureux, poignant pour faire un move... Prenez le temps de vivre et acceptez-vous, aimez-vous telles que vous êtes. Vous êtes d'une valeur inestimable pour vos proches et vous devez le réaliser maintenant. 

P.S.: Pour mes amies et ma famille proche qui liront ce billet, NE VOUS EN FAITES PAS! Il ne m'est rien arrivé, je vais bien, tout est normal! Merci de vous inquiéter, je vous aime aussi... ;)

1 commentaire:

  1. oh, mais là.... on n'a pas de raison de ne pas se voir alors :) Ca te dirat un brunch cette semaine? Dis-moi quand (sauf lundi) et on se donnera rdv avec Tounette.

    RépondreSupprimer

Nous aimons vous lire! Dites-nous ce qui vous vient à l'esprit...