mardi 20 août 2013

Sainte-Justine, ou Justine Lacoste-Beaubien et les enfants malades

Le weekend dernier, Rafaëlle était somnolente, très difficile à réveiller. Samedi, lors de sa fête de naissance, elle a dormi une bonne partie de la journée malgré les gens et le va et vient incessant. Dimanche, même scénario. On s’est dit qu’elle devait grandir ou combattre un petit rhume…

Lundi, sortie en famille au Zoo de Granby. Vers midi, de petits boutons rouges lui sortent sur la peau un peu partout… un « rash » qui ne s’estompe pas vraiment, mais que j’attribue au soleil et à la chaleur. Comme je ne peux pas lui mettre de crème solaire, je me dis qu’elle est probablement en train de développer ses anticorps…

Mais dans la nuit, je vais la chercher pour l’allaiter et elle est bouillante. À 6 semaines, en pleine poussée de fièvre, il n’y a pas 12 solutions; c’est l’urgence. Je quitte la maison vers 4h après avoir appelé Info-Santé et pris deux fois la température; 38.7C.

Où aller? Lakeshore? Valleyfield? Lasalle? Hawkesbury? Même si le service est hors-pair et rapide au dernier, je doute qu’ils soient spécialisés pour les enfants. La seule option qui me semble logique est Ste-Justine. Je file donc dans la nuit vers la colline du Mont Royal.

À mon arrivée, je suis automatiquement prise en charge et on procède rapidement à toute la batterie de tests sur ma jolie; prises de sang, rayons X des poumons, ponction lombaire et de la vessie… Vers 8h, tout est fait et on me dirige dans une chambre où nous passerons les 2 prochains jours afin de bien vérifier ce qui se passe dans le petit organisme de Rafaëlle.

Les résultats préliminaires sont encourageants; à part un nombre de globules blancs un petit peu plus élevé que la normale dans le liquide céphalo-rachidien, rien d’alarmant. On émet l’hypothèse d’une méningite virale mais pour être paré à toute éventualité, on donne à Rafaëlle des antibiotiques à spectre large contre toute menace bactérienne. La fièvre tombe environ 12h après son admission et ne réapparaîtra pas. Elle retrouve sa bonne humeur et perd ses boutons dans la première journée d’hospitalisation.

Les résultats des cultures bactériennes viendront 2 jours plus tard, soit le jeudi midi; on conclut à un virus qui a attaqué malencontreusement son petit corps. Les gentils médecins nous donnent notre congé et on peut retourner à la maison pour reprendre (très) tranquillement un rythme normal.


Dès mon arrivée et ce, jusqu’à notre départ, je n’ai jamais été aussi bien épaulée. Le personnel d’accueil, les préposés, les infirmières, les internes, les médecins… Bref tout le monde était gentil, courtois, compréhensif, aidant… À part une nouvelle infirmière qui a vraiment du chemin à parcourir (!), ils étaient respectueux, doux et délicats avec Rafaëlle, je sentais leur compétence et je me sentais en totale confiance. Quelle expérience formidable! Pour toutes les fois où je me suis rendue dans une clinique ou à l’urgence d’un autre hôpital et où j’ai été  accueillie avec une brique et un fanal… Ici c’était un autre monde.

2 commentaires:

  1. Ma pauvre, tu as du passer un mauvais moment malgré tout. J'espère que ta puce va mieux

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  2. Hello, ...j'imagine que vous avez du passer des heures difficile ! hope it's better now ! bon courage....et oui cela vaut le coup de le noter et d'en parler quand on rencontre du personnel hospitalier ayant reellement une vocation pour leur metier ! Cela m'est arrive aussi....je pourrai ecrire des livres !

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