jeudi 7 novembre 2013

La mort et ses alentours

Depuis l'adolescence, j'ai peur de la mort. C'est une peur incontrôlable, irrationnelle, complètement non-maîtrisée. J'ai peur que le feu prenne (épisode post-traumatique non résolu...), de me faire attaquer en marchant le soir, ou pire, que mes enfants se fassent attaquer! Oui, je suis une froussarde! Cela ne m'empêche pas de vivre, mais souvent, je fais de l'insomnie car je pense à toutes sortes de scénarios tout aussi fous les uns des autres! Je m'ouvre à vous aujourd'hui... je dois régler ce problème!

Le pire moment c'est soit quand je me couche, ou quand je me réveille la nuit et que je dois me rendormir. On dirait que mon cerveau se met en mode "protection de ma tribu" et j'en ai pour de longues minutes à m'imaginer que quelqu'un entre par effraction dans la maison, que Mathilde se fait agresser dans sa chambre au sous-sol, qu'Olivier se fait frapper en vélo, que le feu prend et que je ne suis pas capable de sauter de la fenêtre parce que j'ai Rafaëlle dans les bras... Bref je dois me parler longuement et très fort pour arrêter! J'use de respirations interminables et de semblant de méditation (à moitié endormie, ça médite un peu mal!) pour finalement me rendormir, souvent une heure plus tard.

Ce qui me fait sortir le moton; ce blogue. Bon, je suis fatiguée et j'ai la larme facile ces temps-ci. Mais j'ai pleuré ma vie en lisant et regardant ce billet (juste avant de me coucher, bravo!). Je me suis demandée comment je réussirais à surmonter un tel événement. Sur le coup, je me suis dit que je mourrais sûrement de tristesse. Puis, j'ai relu le billet et j'ai vu que la maman vivait maintenant heureuse, qu'elle s'était nourrie de cette peine pour créer quelque chose de positif. Je lui lève mon chapeau, pour moi c'est quelque chose de complètement abstrait et surtout impensable... Je suis ébahie de son courage, de sa détermination.

J'imagine que lorsque ça nous arrive, on doit se relever pour nos autres enfants, pour notre couple, pour nous-mêmes. On doit passer par-dessus cette peine pour continuer de vivre tout simplement. S'il arrivait quelque chose aux enfants, je n'ose pas imaginer mon état mental. Le fait de mal dormir ces temps-ci me fait me questionner sur toutes sortes de sujets pas trop jojo... Avez-vous vécu une expérience comme la mienne? Comment vous en êtes-vous sortis?

2 commentaires:

  1. Ouf, c'est difficile à imaginer. Je suis convaincue, comme toi, que j'aurais BEAUCOUP de difficultés à passer à travers un tel traumatisme... Continue à respirer profondément et à profiter de ta famille, c'est la meilleure façon de profiter de la vie et surmonter le spleen automnal...

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  2. Ouffff!!! Je ne suis pas une maman mais J'AIME beaucoup... amis, soeurs, parents et un amoureux qui fait un métier ou parfois sa vie est en jeu. J'ai justement eu cette réflexion dernièrement ... Lorsque je regarde mon chum qui a perdu son père ou pire, ma belle mère qui a perdu son mari, son père, sa mère et sa soeur dans un interval de 6 mois, je crois en une force. Je ne sais pas laquelle mais elle existe et il faut y croire et s'y accrocher lorsque ces événements surviennent. La vie est courte, fragile voilà pourquoi il faut vivre chaque moment et savourer chaque minute même si ceraines minutes sont plus sombres, elles nous rappellent que nous sommes vivant! MC gaud xxx

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