lundi 23 décembre 2013

Lâcher prise durant les Fêtes

Un samedi de décembre, mon amie Marie-Pascale était chez moi avec ses enfants et nous nous préparions à faire des biscuits au sucre et à les faire décorer par les enfants. Presque au même moment, Rafaëlle a demandé le sein, ce qui fait que je me suis éclipsée au salon. Et je dois avouer que j'en ai été contente. Du coin de l'oeil, Marie me regardait et m'a fait un signe du genre: "Sois zen"... avant de m'avouer qu'elle aussi avait beaucoup de misère à lâcher prise dans des situations semblables.

Je suis perfectionniste et j'aime que les choses soient faites ainsi. 
J'ai quand le linge est bien plié. 
J'aime quand les dessins ne dépassent pas.
J'aime quand on scrapbooke et que tout est beau, tout est bien collé et bien symétrique.
J'écris avec une règle dans l'oeil.

Avoir des enfants me demande un contrôle incroyable de ce côté de ma personnalité... Je dois accepter qu'il y aura des tonnes de petits confettis de bonbons sur un seul biscuit. Qu'Olivier va dessiner son Père Noël avec une seule couleur. Que Mathilde va découper tout croche même s'il y a une ligne. Et éventuellement que Rafaëlle va dessiner dans des livres de contes, ce qu'elle regrettera amèrement plus tard...

Le temps des Fêtes est aussi assez pénible pour moi puisque nous sortons de la routine habituelle qui inclut quand même de bonnes habitudes de vie côté nourriture et activité physique. J'ai moi-même de la misère à m'arrêter de manger des chips et du chocolat (qui, avouons-le, regorgent de partout quand on va chez la famille et la belle-famille!) donc j'imagine comment mes enfants se sentent... 

Je sais qu'Olivier ne se rendra jamais malade mais il va manger des cochonneries jusqu'à ce qu'il n'ait plus faim. Ce qui veut dire qu'il n'avalera ensuite aucune bouchée de son repas. Et ça me tracasse, même s'il est très bien nourri en temps normal! 

Quant à Mathilde, elle n'a pas de fond et elle, peut se rendre malade. Que voulez-vous, elle ne se contrôle pas. Mais justement, j'ai découvert qu'elle doit le faire et que je ne peux le faire pour elle. C'est donc à elle de tracer sa propre limite, et peut-être que mon perfectionnisme quasi-annuel interviendra alors pour quelque chose...

Bref, s'entame une période de travail perpétuel sur mon moi-même et le lâcher-prise du temps des Fêtes. Comment gérez-vous ces situations où vous perdez temporairement le contrôle?

1 commentaire:

  1. ha ha ! J'ai justement pensé à toi hier quand j'ai répété l'aventure des biscuits avec 6 enfants à table… *inspire* *respire*

    Le lâcher prise est un long apprentissage!

    Quand tout ne se passe pas comme je le voudrais, j'essaie de dédramatiser… qu'est-ce qui compte? Le plaisir à le faire tout croche? le résultat final avec pas un poil qui dépasse? Qui va juger du poil qui dépasse? Est-ce important? Qu'est-ce que ça m'enlève à moi, comme personne? Est-ce que ça fait que je suis moins bonne?

    Je suis perfectionniste aussi, mais je me soigne intensément parce que c'est vraiment, vraiment épuisant dans plusieurs sphères de ma vie!

    Ceci dit, les Fêtes se simplifient beaucoup dans nos familles depuis quelques années, et c'est tellement pour le mieux!

    Un Joyeux Noël à toi et tes amours xx

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