jeudi 30 janvier 2014

L'épopée de l'appendice ou quand mon coeur de mère a bondi

Depuis 2 semaines, Mathilde se plaignait de maux de ventre. Ils étaient intermittents, parfois légers, parfois forts, parfois matinaux, parfois nocturnes, parfois absents. Le weekend du 18, elle a eu un bon épisode qui a disparu comme il était venu avec un peu d'Advil, du repos et quelques minutes de BekeBobo. Je me disais en moi-même: "Ha noooooooooon... Pas déjà ses règles!" Il faut comprendre que bien que Mathilde ait seulement 8 ans, elle a le corps d'une enfant de 10 ans et je redoutais qu'elle commence sa puberté beaucoup plus tôt que je l'aurais espéré.

Mais dans la nuit de vendredi à samedi dernier, elle a mouillé son lit, chose qu'elle n'avait jamais faite auparavant. Comme nous avons trouvé une bouteille d'eau dans son lit (!), nous avons associé les deux et avons fermé le dossier. Et dimanche dans la nuit, elle fut malade assez violemment, tellement que le matin, Alex partit avec elle à la clinique. La médecin l'envoya directement à l'hôpital passer des tests plus poussés pour vérifier ce qu'elle soupçonnait; une appendicite. Heureusement, elle n'était qu'à ses débuts, ce qui aida sûrement la condition de Mathilde... Après avoir passé la journée dans les couloirs, ma grande fut finalement opérée vers l'heure du souper et quand je suis arrivée enfin dans sa chambre, elle se réveillait doucement de l'anesthésie générale.

Pour avoir été opérée 4 fois en enfance/adolescence, je comprends maintenant comment mes parents devaient se sentir avant l'une de ces chirurgies. Quand on m'a appris cela, je suis tombée en bas de ma chaise. C'était si soudain, mais aussi j'imaginais ma belle blonde couchée sur la table d'opération, branchée de partout, en coma artificiel en train de se faire charcuter. En plus, je me souviens très précisément du sentiment désagréable au réveil, quand on essaie délibérément de s'ouvrir les yeux, la confusion, le mal de coeur...

Pour la première fois, ce n'était pas moi qui était au chevet de l'enfant malade, puisque je devais rester à la maison avec Rafaëlle. J'ai compris le sentiment d'impuissance qu'Alex me décrivait quand je revenais des épisodes hospitaliers (crise d'asthme de Mathilde, difficultés respiratoires d'Olivier, virus de Rafaëlle)... J'ai tourné en rond toute la journée en attendant des nouvelles, incapable de me concentrer à faire quoi que ce soit. Alex a dormi avec Mathilde puis ils sont revenus mardi midi; ça faisait déjà une heure que je regardais aux 30 secondes dans la fenêtre du salon...

Mathilde va bien, elle est slow mo, surtout quand elle se déplace, douleur et cicatrice obligent. Elle a trouvé ça inquiétant mais je crois que ça lui aura donné une petite maturité supplémentaire. Elle est en convalescence jusqu'à aujourd'hui inclusivement, a des antibios pour encore quelques jours et doit s'abstenir de faire du sport pour un mois. Quant à Olivier, il a été malade dans la nuit de mardi à mercredi, probablement une évacuation de son stress, pauvre petit homme. Ce matin tout le monde va bien et la routine reprend tranquillement! Comme plusieurs personnes nous ont dit; mieux vaut que ce soit arrivé maintenant que cet été en Europe...

2 commentaires:

  1. Heureusement, tout est bien qui finit bien! quelle histoire…

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  2. Ouf! Pas drôle ça!!!

    laetitia

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