jeudi 12 mars 2015

Du mieux que l'on peut

Je n'ai pas d'enfant atteint officiellement du TDAH, d'autisme ou d"hyperactivité. Je compatis vraiment avec ceux et celles qui vivent de longues heures et journées avec les processus administratifs, les intervenants de toutes sortes, les traitements à n'en plus finir, les médicaments en dose massive... J'ai 3 enfants qui sont, à date, "normaux" en terme de comportements et d'attitudes. Je rushe parfois en tant que parent à gérer les crise de ma fille qui est borderline dans tous les tests psychologiques... Je n'ai pas de mode d'emploi mais les crises du bacon à 9 ans et demie, je connais. Même si elle n'est pas diagnostiquée, je sais que Mathilde a de la difficulté à gérer une partie de sa personnalité et je tente du mieux que je peux de l'aider, même à bout de souffle.

Je n'ai pas d'enfant malade. Je lève mon chapeau aux parents qui doivent se rendre à l'hôpital, à la clinique, en ergo, en physio, en inhalo, en psycho à toute heure du jour et de la nuit. Mes quelques épisodes en milieu hospitalier m'ont émue, m'ont à nouveau fait comprendre à quel point je suis chanceuse d'avoir 3 enfants en santé. Quand l'école ou la garderie appelle pour m'avertir qu'un de mes poussins ne file pas, j'accoure pour donner réconfort et soins du mieux que je peux... Un rhume et une infection virale ne sont rien comparés au cancer et à l'épilepsie, mais c'est mon quotidien.

Je n'ai pas de famille dysfonctionnelle. Je salue les monoparentaux, les familles où la chicane règne en permanence, où un des deux adultes ne participe pas à la vie familiale. Mon chum et moi formons une équipe hors du commun; nous complétons nos horaires ensemble, nous nous partageons les soins et les tâches, nous nous séparons les devoirs et les repas. Chacun met la main à la pâte et notre petite PME familiale roule à plein régime, combinant les pleurs et les rires, les disputes et les câlins. Nous communiquons beaucoup, faisons des compromis et nous pardonnons du mieux que nous pouvons.

J'ai envie de le dire, car je lis souvent des articles/blogues/billets qui témoignent de difficultés sans borne dans les familles. Un article récent m'a fait réaliser que trop souvent, on oublie de parler de ce qui va bien. Le bonheur fait souvent envie et aujourd'hui je brave l'opinion publique pour dire à quel point je suis bien.

"Les gens n'aiment pas les belles expériences; ils se sentent attaqués et ne veulent pas en entendre parler. Ils ont besoin de se rassurer et d'entendre des histoires pires que les leurs pour se sentir meilleurs."

C'est ce qu'on peut lire dans l'article et je suis totalement d'accord. Je me sens parfois mal de dire que ça roule chez moi, que ma grande me cause des ennuis même si elle n'a pas de trouble de comportement connu (sauf un TOP), que ma poule dort 12h chaque nuit depuis qu'elle a 2 mois et qu'elle sourit du matin au soir, que mon gars ramasse sa chambre sans qu'on lui demande. J'ai eu des bas aussi depuis le début de ma vie de maman mais notre attitude générale fait en sorte que nous restons positifs. J'aimerais pouvoir le partager sans gêne! En tant qu'amie, j'aide du mieux que je peux les gens autour de moi qui sont dépassés par les événements avec du support moral, du gardiennage, des commissions... Je tente de transmettre un peu de soleil.

Qu'en pensez-vous?

3 commentaires:

  1. Tu n'as aucunement à être mal à l'aise de le partager. Moi aussi je considère que ça va bien chez nous. Pourtant tout n'est pas parfait. Je pense que la différence est grandement dans notre façon de regarder la vie, la volonté de voir le positif et de prendre le contrôle sur ce que l'on peut pour améliorer ce qui nous plait moins. Je pense que ce n.est pas tant que les gens n'aiment pas les belles histoires, comme le fait qu'Ils n'ont pas envie de se faire mettre en pleine face le fait qu'ils ne sont pas prêt à faire grand chose pour que leur vie en soit une. Quand on regarde comme il faut, on a tous autour des gens avec une vie assez belle qui la trouve TRES pénible et s'en plaigne sans fin ET des gens avec des épreuves pénibles qui restent positifs et continuent de sourire à la vie. Ca part de chaque personne.

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  2. Bon mon premier commentaire a pas passé, je disais qu'on a peut-être plus tendance à écrire quand ça va mal, pour sortir le méchant ! :)

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  3. Mmm... J'aime ton billet. Pour avoir un enfant avec des défis à relever et avoir vécu des périodes difficiles comme maman, j'aime savoir que ça va bien ailleurs. Et depuis qq temps... Ça va bien chez moi, et on dirait bien que les gens trouvent ça pas mal moins intéressant.

    Ceci étant dit, on fait toutes de notre mieux, selon nos attentes, nos valeurs et notre attitude.

    :)

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