jeudi 11 février 2016

Être troisième

Souvent, j'ai lu et entendu dire que le troisième n'avait pas du tout le même traitement de faveurs que le premier ou le deuxième. Logiquement, on ne peut s'opposer à cette idée! Il est certain que chaque enfant est différent et en plus, le parent est plus expérimenté, il est moins stressé, donc il en laisse plus passer...

Je ne croyais cependant pas que mon rôle de maman prendrait un tel coup avec la troisième. Je vous mets quand même dans le contexte, que vous connaissez un peu; Rafaëlle est une enfant TRÈS facile. Bien qu'elle ait ses petites périodes de NON intenses, elle écoute bien les consignes, elle sourit constamment, elle mange-dort-range super bien. On peut la traîner partout et elle ne chiale pratiquement jamais. On est vraiment comblés. Cela aide donc beaucoup à ce qu'elle ait des passe-droit auxquels sa grande soeur particulièrement n'aurait jamais eu droit à son âge.


Cela m'a frappé la semaine dernière, alors que nous étions au restaurant avec les 3, en pleine semaine alors que notre horaire avait été chambardé par un rendez-vous inattendu à la clinique. Tout le monde dégustait son assiette sauf Miss Mew qui était debout sur le banc et qui regardait les serveurs passer les bras pleins en les saluant avec un immense smile charmeur. J'ai regardé Alex et on a ri... Jamais, au grand jamais, on aurait laissé Mathilde se mettre debout sur le banc. Avec ses bottes. Parlant fort. Ja-Mais.

Jamais on aurait laissé Mathilde veiller jusqu'à 20h45 un vendredi soir pour finir le film avec le reste de la famille. Jamais on aurait laissé Mathilde avoir des crayons de feutre dans sa chambre pour dessiner. Jamais on aurait laissé Mathilde manger sans booster à 2 ans pour "faire comme les grands". Jamais on aurait laissé Mathilde finir sa sieste dans la voiture sans nous au retour d'une longue sortie épuisante...

Et au fond, qu'est-ce que ça change? Les serveurs étaient crampés, tout le monde mangeait en paix, on a évité plein de stress et de tension. Moi qui a été élevée dans un cadre très stricte, dans ma tête je me devais d'être ainsi avec mes enfants, toujours, sans écart. Il faut croire qu'avec les années (et les enfants), je m'adoucis et je priorise ma santé mentale... ;)

Et vous, votre cadre, il est comment?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Nous aimons vous lire! Dites-nous ce qui vous vient à l'esprit...