jeudi 3 mars 2016

Je grandis

Il y a 6 ans, Alex partait avec Mathilde et Olivier pour la semaine de relâche au Lac St-Jean. Comme je travaillais, je ne pouvais les accompagner. En relisant mes billets, je me rends compte à quel point j'ai changé de perspective depuis 2010.

Du déchirement à la liberté, en passant par la solitude et la nostalgie, j'avais trouvé mon premier détachement complet avec les enfants très pénible. Je me souviens encore des larmes que j'avais versées lorsque l'auto avait quitté l'entrée! J'étais inconsolable! C'était presque malsain...

J'avais eu beaucoup de misère aussi lors de notre mini-voyage de noces en septembre 2010... Et le retour avait été surprenant, ce qui n'avait pas aidé mon sentiment d'insécurité à laisser mes enfants. En janvier 2012, alors qu'Alex et moi quittions pour le Mexique, c'est le coeur à l'envers que j'avais pris l'avion. Et en juillet 2014, alors que je m'envolais pour la France avec Mathilde, j'ai vécu un tel stress à laisser les 2 autres que j'en ai été malade.

Samedi dernier, quand les 4 sont partis, j'ai eu un pincement au coeur. Je savais que je n'aurais pas de câlins, pas de bisoux, pas de rires avec mes oux et mon amour pendant 4 jours. Mais il y avait une sérénité en moi que je ne connaissais pas. Même si j'étais foutument inquiète de la route qu'ils allaient prendre (surtout l'hiver!), j'étais calme et j'ai profité de ces 4 jours pour refaire le plein.

Le plein d'amitiés...



Le plein de repos... Le plein de patience, de calme, de silence. Pour les retrouver tout en sourire et en bonne humeur.

Finalement... les courtes séparations nous sont bénéfiques! À force de rester collés en permanence, on finit par ne plus se supporter correctement. Un peu d'air frais et on est à nouveau apte à se dire "je t'aime" pour vrai!

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